L'instant Sourd
Soupe de sang, je bois et déguste mes dents.
Ce soir, mon corps stupide est ivre.
Mes jeux violents ne conviennent plus.
La reine insouciante est pervertie par l'immondice.
Et la caricature, embrasse les ténèbres.
Et crie à la lumière.
Je ne peux plus marcher avec toi alors.
Glisse toi dans ma bouche et je te changerais en pouce.
Changerais ta couche.
Elle participe à la souplesse.
Oh!
L'infâme trahison!
Soleil brûle ses jeunes ailes pour qu'il reste vivre en moi.
Un bout de toi, partie de moi, je ne pense qu'à ça.
J'implore la secousse, refuse la fusion, l'ultime fin.
Empêchant l'horreur.
De cet orifice, tu tisses tes erreurs: elle, si douce, l'autre, si sale.
Pourquoi en porter son mal?
Poupon de chair, j'attends.
La peau, le crâne, les os...
Bouton d'ovaire se défend.
Encore, moi je pense à ce qui va éclore.
J'ai tranché la tête de l'avorteuse: vampire psychique.
Elle était si malheureuse: vampire psychique.
En grande léthargie de l'âme: vampire psychique.
Comprends sa chance: cette garce te suce l'esprit.
Embrassait le gros abdomen.
Si tu savais comme je l'aime!
C'est mes abîmes que je sublime.
J'ai si peur de le perdre que j'ai vomi ma vie dans la sienne.
J'ai puni mon coeur par le feu de la géhenne.
Entre deux nausées: l'instant sourd.
Liquide éphémère
Où vont-elles ? Toutes ces âmes.
Ombres et air de retraite.
Souffleur d'éther, vapeur sur mer.
Douleur d'essence, éteins celle qui danse.
Celle qui gèlent le vent, ouvre et quitte le temps.
Je désire acheter le ciel.
Sans que vos dieux me prennent.
Mais mon c½ur reste en hiver.
Oh j'ai oublié peut-être.
Vos visages de poussières.
Vous me manquez.
Où vont-ils ? Ces enfants violemment grands.
Ces noyaux ardents.
Souffrent-ils de flâner à jamais.
Dans les déserts soulagés.
Passagers de la terre au liquide éphémére.
Déguste-toi car ici tu ne vivras qu'une fois.
Je désire acheter le ciel.
Sans que vos dieux me prennent.
Mais mon c½ur reste en hiver.
Oh j'ai oublié peut-être.
Vos visages de poussières.
Vous me manquez.